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Campagne politique

Le traitement des animaux

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Quelle est la place des animaux dans les programmes électoraux, à l’heure où leur bien-être suscite une attention croissante et où les Français sont encore choqués par les vidéos réalisées clandestinement dans les abattoirs ? Éléments de réponse.

D’après l’Ifop (sondage réalisé du 10 au 13 mars 2017 auprès d’un panel de 949 personnes), la protection des animaux est une cause importante pour 80 % des sondés. Qu’en est-il pour les deux candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ?

Un plan de transformation agricole

Sur son site Internet, le candidat d’En Marche ! annonce le lancement d’un plan de transformation agricole de 5 milliards d’euros sur cinq ans. Les financements seront réservés aux projets de modernisation des exploitations ayant un impact positif sur l’environnement et le bien-être animal et aux projets de transformation privilégiant les circuits courts. Emmanuel Macron promet également une disparition progressive de l’élevage en batterie des poules pondeuses au profit des élevages alternatifs.

Le 9 février, il a d’ailleurs déclaré au WWF : « Je suis pour qu’on prenne en compte le bien-être animal dans la modernisation de notre agriculture. Je prends notamment l’engagement qu’il soit interdit d’ici 2022 de vendre des œufs pondus par des poules élevées en batterie. »

Un engagement sur lequel le candidat est rapidement revenu puisque le 30 mars, lors du congrès de la FNSEA, il a expliqué qu’il s’agissait là d’« un objectif » et non pas d’une « une obligation dans la loi ».

La protection animale, une priorité nationale

Dans son programme, Marine Le Pen affiche sa volonté de faire la protection animale une priorité nationale. Idée qui passe par l’interdiction de l’abattage sans étourdissement préalable, le remplacement le plus possible des expérimentations animales et le refus du modèle des fermes-usines du type « ferme des 1 000 vaches ». La candidate FN entend également interdire l’importation des produits agricoles et alimentaires qui ne respectent pas les normes de production française en matière de sécurité sanitaire, de bien-être animal et d’environnement.