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Propositions de réforme de la chasse

Les réponses des présidentiables

Publié le 03/05/2017 |
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La FNC a envoyé 22 propositions de réforme aux candidats à l’élection présidentielle pour simplifier la chasse, dynamiser la ruralité et servir la biodiversité. Focus sur les réponses apportées par Emmanuel Macron et Paul-Henry Hansen-Catta, représentant de Marine Le Pen, lors de l’assemblée générale du 14 mars dernier.

  • Créer un ministère délégué aux Territoires ruraux et à la Biodiversité au sein du ministère de l’Écologie. À la multiplication des ministères, Emmanuel Macron préfère une vraie politique efficace de la chasse.

« La chasse doit rester dans le giron du ministère de l’Environnement, avec justement la préservation des équilibres et des distinctions que vous souhaitez sur les pouvoirs de police. » Paul-Henry Hansen-Catta met en exergue la défiance du ministère de l’Environnement envers la chasse, et rappelle que les chasseurs sont quand même les plus à même d’imaginer ce que doit être la chasse de demain.

  • Faciliter l’accès à la chasse en confiant de nouvelles missions aux fédérations. Emmanuel Macron veut faciliter l’accès à la chasse et mieux former les jeunes générations. Il compte également accompagner les initiatives portées par les chasseurs et leurs associations.

« Tout doit être entendu en pleine confiance avec le gouvernement futur », argue de son côté Paul-Henry Hansen-Catta. Interrogé sur la défiscalisation, le représentant de la candidate FN promet une ouverture du chantier.

  • Instaurer un volet d’incitation fiscal au profit des 500 000 bénévoles de la chasse. Emmanuel Macron déplore le manque d’encouragement de l’esprit d’initiative à ce sujet.

« Pour encourager ces hommes et ces femmes, et surtout ces jeunes générations, à poursuivre ces engagements associatifs », le candidat d’En Marche ! entend créer une rémunération des services environnementaux rendus avec un paiement à hauteur de 200 millions d’euros par an.

  • Clarifier les missions de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et mieux intégrer dans son conseil d’administration les chasseurs.

« Vous n’êtes pas représentés », reconnaît Emmanuel Macron, qui souhaite que l’expertise et l’action des chasseurs soient associées à l’AFB dans sa gouvernance et ses travaux. À la demande de création d’une police de la nature, le candidat promet une réflexion. « Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas vous demander de contribuer pour cause commune sans être sûrs que vous avez un juste retour. Ensuite, on doit trouver les modalités de cette association ONCFS et AFB. »

Quant à Paul-Henry Hansen-Catta, il parle de « récupérer la maîtrise ». Mettre en chantier l’AFB avant cette période cruciale des élections présidentielles, imposer cette agence, relève pour lui de « l’inadmissible », voire du « violent ». « Il faut remettre en chantier toute cette dimension organique de la chasse, et pas seulement. Tout ce qui concerne les politiques de l’environnement. »

  • Inciter à la préservation des milieux naturels et zones humides par une fiscalité encourageante et mieux partager la facture des dégâts et de la prévention des dégâts de grand gibier. Pour Paul-Henry Hansen-Catta, la politique agricole française est le levier sur lequel une réflexion relative à l’indemnisation des dégâts forestiers pourra être menée.
  • Réviser les directives « Oiseaux » et « Natura 2000 ».

Emmanuel Macron exclut tout de go la révision de ces directives. En revanche, il suggère de travailler à une nouvelle directive sur la biodiversité au niveau européen, « qui permettra de traiter ce sujet particulier de l’ouverture de quelques dates de chasse sur des espèces qu’on connaît ».

Autre positionnement pour Paul-Henry Hansen-Catta : ces directives sont clairement obsolètes et doivent impérativement être révisées.

Les propositions de la FNC

 

Réponses de M. Paul-Henry Hansen Catta, représentant de Marine Le Pen, aux chasseurs :

 

Les réponses d’Emmanuel Macron aux chasseurs :