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Étude sur la filière chasse

Une économie de poids

Début d’année, la Fédération nationale des chasseurs a lancé une étude sur l’impact économique, social et environnemental de la filière chasse en France. Morceaux choisis des résultats publiés début juillet, et zoom sur la chasse dans notre grande région.

Poids économique, bénévolat, dépenses, pratiques des chasseurs… Début d’année, la filière chasse a été passée à la loupe avec une étude sur son impact économique, social et environnemental en France initiée par la Fédération nationale des chasseurs et menée par le Bipe, société d’ingénierie économique. Les résultats tordent le cou aux idées reçues et prouvent que la chasse française joue un rôle majeur pour l’équilibre et le développement de nos territoires, ruraux en particulier. L’étude s’est appuyée sur la participation exceptionnelle de 50 500 chasseurs, qui ont complété un questionnaire très détaillé, 9 300 sociétés de chasse qui ont transmis leurs données comptables, 500 fournisseurs et détaillants interrogés et l’utilisation de grandes bases de données comptables ou Insee.

Le bénévolat comme moteur

L’étude estime à 500 000 le nombre de bénévoles, soit 48% des chasseurs, et 75 heures par personne en moyenne, révélant toute l’ampleur et l’importance du bénévolat dans la gestion de la faune sauvage, la préservation des habitats et la vie de nos villages. Leur temps se divise entre la gestion du gibier et de la faune sauvage, celle des habitats et des milieux, mais aussi des activités sociales et culturelles. Cela représenterait l’équivalent de 50 000 emplois à temps plein. En Alca, le nombre d’heures de bénévolat de 87 heures est supérieur à la moyenne.

Portrait du chasseur au XXIe siècle

Les 55-64 ans représentent 24% des chasseurs en France, suivent les 65-74 ans avec 19%, à égalité avec les 45-54 ans, puis les 35-44 ans avec 13. Les 25-34 ans et les 75 ans représentent chacun 10%. Les 18-24 ans sont minoritaires avec 5%. Quant aux femmes, elles sont 25 000 pratiquantes, soit 2% seulement des effectifs.

Sur le podium des types de gibier chassés pratiquées figurent : le petit gibier sédentaire (32%), le grand gibier (31%) et les migrateurs terrestres (20%). Suivent le gibier d’eau (13%), le gibier de montagne (3%) et le petit gibier de montagne (1%).

Et en Lorraine ?

Le Bipe a par ailleurs étudié l’impact de la filière chasse à l’échelle des grandes régions.

Sur les 3,6 milliards d’euros produits en 2014, la chasse en Alsace-Lorraine et Champagne-Ardenne en représente 183 millions, soit 9% de valeur ajoutée brute, et 2 182 emplois sur les 25 800 que la chasse génère.

En termes d’effectifs, l’étude a recensé 84 000 chasseurs dans notre grande région (soit 7% des chasseurs en France), dont 2,4% sont des chasseresses.

En chiffres

– L’impact économique de la chasse française est de 3,6 milliards d’€ / an.

– La chasse apporte 2,1 milliards d’€ / an de valeur ajoutée à l’économie nationale (PIB).

– La chasse crée et maintient 25 800 emplois (ETP).

– La chasse française compte aujourd’hui plus de 1 100 000 pratiquants, dont 55% sont des hommes actifs et 2,2 sont des femmes. Près de la moitié des pratiquants à moins de 55 ans.

– Le bénévolat des chasseurs sur les territoires représente 78 millions d’heures chaque année.

– Le bénévolat écocitoyen des chasseurs équivaut à 50 000 emplois à temps plein.

– Chaque chasseur contribue directement à hauteur de 1 136 € / an à la richesse de notre pays.

– Pour 70 chasseurs pratiquants, il existe un emploi.

Retrouvez l’ensemble des résultats de l’étude

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