L'actu cynégétique de l'Est de la France

Grippe aviaire

Le retour... des contraintes

Suite à la détection de cas de grippe aviaire en Europe du Nord et de l’Est, le niveau de risque, qualifié jusque-là de « négligeable » en France, est passé à « modéré », voire « élevé » dans les zones humides.

Des cas de grippe aviaire hautement pathogènes ont été détectés ces dernières semaines chez des oiseaux sauvages et dans des élevages du nord et de l’est de l’Europe. Après consultation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – et sans consultation de la Fédération nationale de la chasse, pourtant acteur majeur de la surveillance sanitaire de la faune sauvage ! –, le ministère de l’Agriculture a pris trois arrêtés, parus le 17 novembre au Journal Officiel. Le niveau de risque en France passe de « négligeable » à « élevé » sur les communes à risque particulier (zones humides) et à « modéré » sur le reste du territoire.

Les principales contraintes pour la chasse sont les suivantes :

• Le transport et l’utilisation d’appelants sont interdits. Des dérogations, précisées par instruction ministérielle, sont possibles pour l’utilisation d’appelants. Lorsque les oiseaux étaient sur les sites de chasse avant le changement de niveau de surveillance, ils peuvent être utilisés. Les dérogations sont assorties d’une demande d’application stricte des mesures de biosécurité (nettoyage de bottes, matériel, etc.) et d’une recommandation de vigilance extrême sur la signalisation de la mortalité d’oiseaux sauvages ou d’appelants. Des dépistages sur les appelants pourraient être faits en fin de saison de chasse. Des dérogations existent aussi pour le transport d’appelants sur le reste du territoire*.

• Les lâchers de gibiers à plumes sont interdits dans les zones humides et possibles sur le reste du territoire sous condition d’information de l’administration.
• Les rassemblements sont interdits dans les zones humides.
• Le confinement des élevages est obligatoire dans les zones humides, tout comme celui des basses-cours sur le reste du territoire.

Les chasseurs sont appelés à faire preuve de vigilance et de civisme dans l’application de ces mesures et dans le rôle d’épidémiosurveillance qui est le leur.

* Pour plus d’informations, rapprochez-vous de l’administration ou de votre fédération.

Plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (lien http://plateforme-esa.fr)

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