Une nouvelle instruction de l'État vient préciser l'organisation de la lutte contre les pestes porcines dans la faune sauvage. Elle confirme ce que le terrain constate depuis longtemps : les chasseurs et leurs fédérations départementales sont en première ligne de la détection sanitaire.
Ce texte ne se limite pas à une mise à jour technique des procédures. Il acte officiellement la place du réseau cynégétique dans la surveillance sanitaire nationale : présence permanente sur le terrain, signalements, prélèvements, recherche de cadavres. Un rôle que les fédérations et la Fédération nationale des chasseurs (FNC) assumaient déjà, et que l'État reconnaît désormais explicitement dans son dispositif.
Une organisation à plusieurs niveaux
Concrètement, cette organisation repose sur plusieurs niveaux d'intervention. En surveillance courante, les fédérations départementales et l'OFB pilotent, via le réseau SAGIR, le suivi sanitaire des sangliers dans la nature. Tout sanglier trouvé mort fait l'objet d'un prélèvement et d'une analyse prioritaires. Même logique à la chasse : un animal prélevé qui présente des lésions ou des signes suspects doit être signalé, sans exception.
Si le niveau de risque grimpe, le dispositif monte en puissance : des opérations de prospection et de ratissage peuvent être déclenchées pour rechercher activement des cadavres, avec mobilisation des acteurs de terrain et du réseau cynégétique, toujours sous protocole de biosécurité strict. En situation de risque élevé, l'arsenal se complète : patrouilles de chasseurs volontaires, ratissages organisés, chiens de détection, et recours possible aux drones.
Ce qu'il faut retenir
L'État ne se contente plus de s'appuyer sur les chasseurs de façon informelle, il inscrit noir sur blanc leur rôle, celui des fédérations et de la FNC, dans la chaîne officielle de détection et de réaction sanitaire.
Source : FNC







