Europe

Tchernobyl : une contamination qui persiste dans nos forêts

 Crédit : Xalanx/AdobeStock
Crédit : Xalanx/AdobeStock

Quarante ans après la catastrophe du 26 avril 1986, les retombées radioactives de Tchernobyl restent mesurables dans les écosystèmes de l'Est de la France. Le mensonge initial des autorités françaises, qui affirmaient que le nuage s'était arrêté aux frontières, est aujourd'hui largement documenté.

Certaines zones du quart nord-est ont reçu des dépôts de 10 000 à 40 000 becquerels par mètre carré. Le chasseur est directement concerné. Les sangliers figurent parmi les espèces les plus contaminées : leur régime à base de champignons souterrains et de racines, concentrateurs naturels de césium 137, entretient la chaîne de contamination.

Des mesures récentes en Europe centrale révèlent encore des niveaux atteignant plusieurs milliers de becquerels par kilogramme dans certaines viandes. Le césium 137, dont la demi-vie est d'environ 30 ans, demeure piégé dans l'humus forestier et continue d'être recyclé par le mycélium.

Résultat : même les champignons sauvages prélevés aujourd'hui peuvent dépasser les seuils réglementaires. En milieu agricole, la contamination a fortement reculé grâce au travail du sol. En forêt, elle persiste. Une réalité discrète, mais que tout chasseur de l'Est devrait connaître.

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